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Articles

Affichage des articles du 2007

Et si vous restiez dîner ? au menu ce soir : l'agneau délicieux de Xavier

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager ma dernière recette testée ce soir avec une de mes filles : , inspiré de l'excellent ouvrage Les petits dîners de Xavier que mes enfants m'ont offert pour mon anniversaire. 
Il vous faut une belle tranche de gigot d'agneau par personne que vous désosserez et que vous couperez en cubes, de la menthe fraîche et du basilic ciselés, de la coriandre et des quatre épices, de la semoule et de la polenta que vous préparerez en purée. Faites revenir dans une poêle les morceaux de viande en remuant bien pour qu'ils grillent vite sans brûler et conservent un aspect rosé en dedans. Salez et saupoudrez de coriandre et de quatre épices. Disposer dans chaque assiette de la polenta en purée ou de la semoule préparée avec du beurre (je fais cuire les deux dans de l'eau salée à laquelle j'ajoute un cube d'Oxo ou à défaut un bouillon Kub). Déglacer le jus de la poêle avec du vinaigre balsamique, nappez-en les morceaux de vian…

Un de mes lieux préférés : La Zucca

"Les Vénitiens ont dans le caractère un immense fond de joie ; leur péché capital est la gourmandise, mais une gourmandise babillarde et vive."  (George Sand).  . 
On parle de glaces et ma gourmandise reprenant le dessus, j'avais envie de vous vanter les mérites de cet excellent petit restaurant qui existe depuis de nombreuses années et qui, en dépit des effets de mode et de son inscription dans pas mal de guides internationaux, reste un lieu authentique, sympathique et abordable. J'en ai déjà parlé sur TraMeZziniMag, il s'agit de la Zucca, situé un peu en retrait des circuits touristiques, assez difficile à trouver quand on ne maîtrise pas encore la topographie de la Sérénissime. Fort heureusement. Son authencité préservée, la Zucca la doit justement en bonne partie à sa situation géographique. Et puis, comme il n'y a pas de menu touristique ni de pizza affichée au menu... 

C'est un lieu où j'allais souvent quand j'étais étudiant. Enfin quand mes fin…

COUPS DE COEUR N°17

Venise, Vivaldi et les sonates opus 1 
Antonio Vivaldi, Suonate da camera a tre, due violini 
e violone e cembalo (1705) 
Enrico Gatti et l'ensemble Aurora 
Livre et 2 CD. 
Glossa, Editiones Singulares, 2007. 
Alors là c'est la trouvaille du trimestre : un superbe ouvrage et un magnifique enregistrement de l'Opera Prima du prêtre roux, dans la très belle collection de la maison Glossa. Un objet d'art à tirage numéroté à un prix accessible (27,50 €) qui présente le premier travail édité connu de Vivaldi . Une centaine de pages consacrées à Venise à l'époque où des musicologues de renom (Michael Talbot, Adriano Olivieri, Alessandro Borin, Stefano Russomanno et Enrico Gatti lui-même, dans une langue claire et limpide (admirable traduction) présentent la musique, le monde de l'édition, l'art et la vie dans la Sérénissime à l'aube du XVIIIe siècle. L'enregistrement est sublime. Les instruments (d'époque ou répliques) sonnent parfaitement, montrant la virtu…

La mia Venezia (première partie)

Tous les amoureux de la Sérénissime ont tendance à vouloir se l'approprier. Ils conservent jalousement leurs bonnes adresses, le secret de leurs itinéraires et ne voient jamais d'un bon oeil qu'un autre connaisse le même bar, la même cour avec son somptueux puits renaissance. Mais cette universalité de Venise a aussi un bon côté : il se forme par la magie des moyens de communication modernes une gigantesque communauté de coeur, sympathique et active qui partage son amour. Venise mérite bien ainsi le surnom qu'on lui donnait autrefois : "la Dominante"... Je crois que même en le voulant, on n'en finit jamais avec Venise. Et puis pourquoi en finir avec cette passion qui nous lie à l'un des plus beaux et des plus magiques lieux de vie du monde ?
"I love bácaro", me disait une amie japonaise. Comme elle, j'adore les bacari, ces vrais bars vénitiens où l'on sert du vin tiré des barriques et des cicheti, les tapas vénitiens, toujo…

Les pâtes, festin de roi

Je ne sais si vous êtes comme nous, mais il n'y a rien que nous préférons à une bonne assiettée de pâtes cuites al dente dans de l'eau aillée et bien salée que je sers aussitôt prêtes avec du coulis de tomates, du parmesan fraîchement râpé, des tranches de tomates crues bien mûres et du basilic. Un filet d'huile d'olive et Lucullus dîne chez Lucullus. Parfois des anchois fraîches que je fais griller au four avec un peu d'huile simplement assaisonnées avec du tamari, un hachis d'ail de basilic et de persil viennent raffiner le plat; ou bien des petits morceaux de blanc de poulet dorés à la poêle, voire du jambon de San Daniele en lamelles qui cuit un peu au contact des pâtes bouillantes (comme les tomates d'ailleurs)... Les recettes sont nombreuses. Il faut avant tout que les ingrédients soient de très bonne qualité. Des pâtes faites avec des farines de haute tenue et ce ne sont pas forcément les marques les plus connues qui sont les meilleures.

Voic…

Oignons aigre-doux, la saveur de l'été vénitien sur votre table

Andrée, fidèle lectrice de TraMeZziniMag, me demande de publier la recette des Sarde in saor (sardines à l'aigre). Il existe plusieurs manières de préparer ce plat typique de la cuisine vénitienne. Je vous invite à vous reporter au billet du 16 octobre 2005 où je publiais celle que j'utilise. Pour ceux qui ont la chance d'être encore au bord de l'eau et qui peuvent se procurer des poissons frais, c'est le moment de vous lancer dans l'élaboration de ce plat qui se conserve bien. Servies avec un verre de vin blanc sec ou un rouge frappé (je conseille un Brouilly ou mieux un Bardolino, bien frappés). Plat typique pour la fête du Redentore, chaque cuisinière à Venise se doit d'en présenter à ses invités, lors du dîner pris en barque ou sur les altane en attendant les feux d'artifices traditionnels. 
Une autre recette typique bien agréable pour une tablée entre amis, le soir sur une terrasse au bord de l'eau ou dans le jardin : les oignons aigre-douxqui a…

La Phrase du jour

"Ainsi donc, Dieu soit loué! Venise n'est plus pour moi un simple nom, un vain mot, qui m'a tourmenté souvent, moi, l'ennemi mortel des paroles vides".

Goethe © Baldiphoto - Antonio Baldi. 2007. Tous Droits Réservés.

La Fondation Emily Harvey à Venise

Connaissez-vous Emily Harvey ? Cette galeriste new yorkaise connue pour son soutien envers la communauté avant-garde internationale et notamment les artistes du mouvement Fluxus. Elle partageait sa vie entre New York et Venise où elle avait élu domicile. Elle aimait Venise et voulait partager avec dautres lamour quelle avait pour cette ville unique. Elle aimait lart, les artistes, les créateurs en tout genre. Avec la création de ces résidences, elle voulait particulièrement soutenir des artistes matures - si peu de programmes de ce genre étant prévus pour eux. Disparue en 2004, après des mois de lutte contre une terrible maladie, elle demeure dans cette œuvre qu'elle avait mis au point et ne put voir aboutir. ...... La Fondation Emily Harvey propose des résidences à Venise, pour des artistes, écrivains, poètes, réalisateurs, vidéastes, chorégraphes, danseurs, musiciens, commissaires d'exposition, administrateurs d'art, architectes et tout autres créateurs en …

En attendant le vaporetto

Savez-vous que bientôt les pontile de l'ACTV seront scindés en deux : un accès réservé aux vénitiens, et un accès pour les touristes. La polémique fait rage. Qui est ghettoïsé ? le touriste ou le vénitien ? Le nombre croissant de visiteurs pose tellement de problèmes difficiles à résoudre. Faut-il des lignes spécifiques pour les visiteurs, des horaires interdits ? Les tarifs sont déjà terriblement différents. Sans la Carta Venezia (la carte orange réservée aux vénitiens), prendre régulièrement le vaporetto coûte une fortune. Les touristes avisés achètent l'un des pass créé par la municipalité, la "Rolling Venice Card".

Que votre été soit beau et vos journées heureuses !

Comme sera beau chaque matin à Burano et heureux celui qui sait prendre le temps de contempler ces petits riens : un reflet, un rayon de soleil, un chat qui dort, l'enfant qui joue, le bateau qui revient de la pêche...

Santa Lucia et le Palais Labia

Lorsque on descend le grand canal en partant de la gare, si par hasard la cohue des touristes entassés sur le pont du vaporetto n'empêche pas d'apercevoir le majestueux paysage urbain, un superbe corps de bâtiment ne peut manquer d'attirer l'attention. A l'angle du canal de Cannaregio, qui fut jusqu'à la construction du pont par les autrichiens au XIXe, la voie d'accès à Venise pour les visiteurs arrivant de la Terra Ferma, se dresse le majestueux Palais Labia et la belle église San Geremia et son campanile, plus communément appelée par les vénitiens Santa Lucia, car elle abrite les cendres de la martyre Sainte Lucie dont la chapelle votive donne sur le Grand Canal. Le catafalque de la sainte est entouré de paire de lunettes laissées en offrande par les fidèles guéris de leurs problèmes de vue (sainte Lucie est la patronne des aveugles et des électriciens). Un troisième bâtiment complète l'ensemble, de facture typiquement vénitienne, c'…

Pour un séjour à Venise

Se rendre à Venise et ne pas descendre à l'hôtel, voilà un vieux rêve que tout le monde aujourd'hui peut transformer en réalité. Des centaines d'adresses sont ainsi à la disposition des voyageurs - vous savez combien je préfère ce terme à celui tellement dévoyé de "touriste" - et il s'ouvre chaque jour un nouveau "bed & breakfast" plus ou moins accueillant. L'idée est bonne : Vivere alla veneziana, entre amis ou en famille pendant quelques jours, voire quelques semaines... Attention cependant au danger. Vivre ainsi vous fera risquer l'addiction. Trop agréablement installés, des habitudes vite prises chez tel ou tel commerçant bienveillant, quelques bribes d'italien, deux ou trois rencontres avec des voisins avenants et ça y est, vous êtes en état de dépendance et la désintoxication devient impossible. Il n'y a aucun remède et si l'overdose n'est pas mortelle (du moins pas à ma connaissance !), l'embarras peu…

COUPS DE COEUR n°12

Donna Leon, Le meilleur de nos fils
Point Seuil, 2007

On vient de retrouver le corps du jeune Ernesto Moro, mort par pendaison dans la salle de douches de l'Académie militaire de Venise, dont il était élève. Officiellement, il s'est suicidé. Mais le commissaire Guido Brunetti a du mal à y croire : le jeune aristocrate est le fils du célèbre Dottore Moro, un député qui enquête sur le financement des hôpitaux publics italiens et le système d'approvisionnement de l'armée... La coïncidence semble décidément trop étrange. Le commissaire Guido Brunetti est particulièrement touché, car il est lui-même père d'un jeune adolescent. Il a du mal à croire à cette version officielle. Car il règne dans cette Académie une atmosphère trouble. Le pensionnat privé, est réservé aux enfants de l'élite financière, de la grande bourgeoisie industrielle et de l'aristocratie vénitienne. le père du jeune disparu, médecin puis député, a enquêté sur le financement des hôpita…

Un honneur.

Merci Venise86 pour ce joli cadeau... Le palais Franchetti au soleil du matin, ou bien était-ce le soir ? J'aime beaucoup passer au petit matin sur ce pauvre pont de bois bien menacé aujourd'hui.  Autrefois (du moins dans mon autrefois à moi, à l'époque où je vivais toute l'année à Venise), il y avait toujours une flopée de chats qui attendait leur mère nourricière devant ce qui fut le consulat d'Allemagne, cette petite maison rouge qui appartient à la famille Marcello, sur le campiello, à gauche du pont en revenant de Dorsoduro. Ils attendaient au pied de l'arbre que l'on voit sur votre photo ou sur les marches du pont. Les passants devaient faire un écart pour ne pas les déranger. C'était drôle cette communauté de félins maîtres des lieux et respectés par tous.
Et puis ce palais Franchetti, aujourd'hui rénové et qui reprend vie me faisait rêver. Il abrita la mélancolie du Comte de Chambord, qui reste pour nous les bordelais, le très aimé duc de Bord…

Dialogue entendu à la caisse d'un supermarché de Mestre

Le problème du logement et de la vie quotidienne dans le centre historique sont des dossiers préoccupants que personne n'a encore pu résoudre. Voici une discussion édifiante entre deux retraités, entendue l'autre jour dans un supermarché de Mestre qui venait juste d'ouvrir ses portes : . - Toi aussi tu es ici ? Comment cela se fait-il ? - Cela va faire trois mois que j'habite à Mestre. Comme toi. - A Mestre ? Ne me dis pas que tu as vendu ta maison de Venise ? - Si, si! J'ai trois enfants qui sont mariés à Mestre. Mon frère habite à Scorzé. J'ai tenu aussi longtemps que j'ai pu, mais si je voulais être plus près des enfants, des petits enfants et de mon frère j'étais obligé de faire ce choix. J'ai vendu ma maison de Venise et j'ai acheté un appartement à Mestre. Mais j'ai gardé un petit magazzino à Castello où j'ai encore plein d'affaires que je me ramène ici peu à peu. - Je n'aurai jamais cru que tu puisses laisser Venise …

Et dans son sillage, un délicat parfum de tubéreuses...

La jeune femme était à Venise pour la première fois. Élégante et racée, elle s'accoutuma très vite au rythme vénitien, posant ses pas sur les pas de tous les voyageurs d'autrefois qui vinrent ici, le cœur rempli des beaux textes que la ville a souvent suscité. Elle connaissait certains de ces poèmes depuis toujours. Se levant tôt et se couchant tard, elle allait partout, visitant églises et musées, son guide sous le bras. un mouchoir de batiste à la main. Un parfum délicat prolongeait son sillage et on se retournait souvent sur son passage. Il émanait d'elle une harmonie et une paix qui se fondaient chaque jour davantage dans l'harmonie et la paix des ruelles et des campi écrasés de soleil. La jeune femme ne quitta plus jamais Venise. Son parfum comme un léger souffle printanier, je le sens parfois quand je me promène dans certaines rues calmes, l'été du côté de Castello...


3 commentaires: (lors de la première parution sur le blog originel)
Lili a dit… Q…